01/07/2009

UN PEU D'INTROSPECTION...

Sur le blog de L (voir ci-contre ou cliquez ici ), je découvre cette citation:

"Etre en amour, devenir aimant, c'est aussi lâcher ses défenses, ouvrir et faire craquer l'écorce de la carapace. C'est accepter de laisser apparaître le petit garçon si inquiet ou malabile, la petite fille si vulnérable parfois dans cette attente d'être aimé et accueilli qui sommeille en chacun, quels que soient notre âge, notre statut social, nos fonctions actuelles".

Comment peut-on jouer avec ça ? Comment peut-on faire ôter sa carapace à un être de contrôle pour ensuite s'en débarasser quand on n'a plus envie/besoin de lui, tout en sachant qu'on va l'envoyer dans un monde de souffrance ???? Parce qu'il ne s'agit pas de simples 'tourments'. Appelons un chat un chat. Et on en revient à la notion de jeu avec ... le chat et la souris ... Troublant, non ?

Jacques Salomé, Jamais seuls ensemble, Pocket, ISBN 978-2-266-18499-1

A ce post, Antoine  (voir ci-contre itou ou cliquez ici) répond ceci:

"Comment peut-on jouer avec ça ?"

Mais le plus simplement du monde : par égoïsme. L'égoïsme, c'est ce qui définit la nature humaine. On "joue avec ça" tant qu'on trouve que c'est amusant. Et quand un jouet n'amuse plus, on s'en débarasse et on s'en achète un autre...

L'ironie de l'histoire, c'est que ça peut-être à double tranchant : on sait toujours comment ça va se terminer mais jamais pour qui. Une chance sur deux. Mieux que le Lotto, mais ça ne vaut pas le coup quand même.

J'ai voulu rassembler ici ce post  et cette réaction car cette problématique m'intéresse au plus haut point, tout en tentant d'apporter mon éclairage.

L'attitude décrite plus haut est-elle de l'égoïsme comme le souligne Antoine ou simplement de l'inconscience ?

Ne pourrait-elle procéder d'une "simple" incapacité à poursuivre une chouette histoire... Incapacité pour toutes sortes de raisons...

Au début, je pensais comme toi, Antoine...

Aujourd'hui, apprenant - difficilement - à me connaître un peu mieux, je me dis que j'ai peut-être initié moi-même les râteaux que je me suis pris... Je ne culpabilise pas pour autant et pourtant...

En repassant le film de ma vie à l'envers (mon exercice préféré qui m'a permis, maintes fois, de découvrir des choses sur moi-même et les autres), je m'aperçois que, de tous temps, j'ai trop donné.

Oui, je fus "trop".

Trop présent, trop aimant...

Offrant trop de tendresse, trop d'attention, trop de... tout !

Au point de, chaque fois, submerger inconsciemment l'autre, de la noyer dans un océan de... "trop". Avec, inéluctablement, après le ratage de l'histoire, le sentiment amer d'avoir été mal récompensé de tout ce que j'avais donné. Non pas que j'attendais nécessairement autant en retour (quoique...), juste un peu d'amour, d'affection et de tendresse.

Oui, l'enfer est pavé de bonnes intentions. J'ai brillamment illustré ce proverbe. J'ai allègrement mélangé les notions de qualité et de quantité !

Que faire aujourd'hui ? Sinon, tenter de reconstruire, pour la énième fois, une chouette histoire, en espérant qu'elle sera celle qui durera... Enfin !

Voilà, L., Antoine, ce que je voulais répondre en écho à ce qui précède.

10:21 Écrit par JM dans Réflexions... | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

Prendre un rateau Bill et Gérard le font souvent au jardin.

Écrit par : Ginette | 01/07/2009

L'Instant se conjugue; quant aux nuances des modes et temps, à chacun de choisir en connaissance de ses réalités et besoins ce qui s'harmonise avec d'autres sensibilités.
Admettre les erreurs, les fautes de goûts, à commencer par les siennes... c'est un minimum!
Pas de recette miracle sinon d'aimer sans envahir et de convenir d'une liberté non contraignante et évolutive du couple à aimer et à être aimé".
Rien de plus assomant que la routine, sinon de se limer les dents pour entrer dans la bergerie. Une norme selon moi, dialoguer vrai sans jamais jouer sur les mots.
Je ne ferai jamais le tour de ce "débat" mais je demeure attaché à tout ce que les relations ont de beaux au quotidien. Pensées pour Anis et à votre complicité naissante.

Écrit par : Mireille&Pat. | 01/07/2009

c'est particulier! dire qu'une personne en blesse une autre par égoïsme je ne crois pas que ce soit si simple. je pense qu'il y a la période d'amour puis le désamour et personne n'a envie de poursuivre une relation aprés l'amour. il y en a toujours un(e) qui aime davantage. alors on accepte le principe ou on reste dans sa coquille, on ne recherche pas l'amour! parce qu'enfin c'est vrai qui, jeune ou vieux, n'est pas en quête d'amour? on est si heureux amoureux que quand bien même on s'est brûlé à la flamme on n'a de cesse de retrouver cet état. et on est à 2 quelle que soit la manière dont on aime, à recevoir et à donner. mais quand l'un des 2 s'en va, on se ramasse, on se dit qu'on ne nous y reprendra plus mais, les sirênes sont là et l'histoire peut repartir.
en ce qui concerne le "trop": la personne en face n'est peut être pas apte à recevoir trop de démonstrations, il faut qu'elle le dise, qu'elle fasse part de son souhait d'espace et de temps de solitude, de distance. çà ne signifie pas qu'elle aime moins pour autant je pense, elle aime différemment, pas en osmose mais côte à côte.
c'est mon point de vue en tout cas! est-il en rapport avec ton post et les questions qui en découlent? je ne sais!
je te souhaite une belle soirée Gug! à bientôt.

Écrit par : mimi | 01/07/2009

Merci pour les commentaires laissés sur mon blog. J'étais déjà passé sur le tien après ta première intervention, j'avais lu mais je n'avais rien trouvé à écrire.

En amour, je crois que quand on dit "je t'aime", il faut comprendre :

""je m'aime". Et "je m'aime" tellement que je ferais n'importe quoi pour "te posséder", pour arriver à MES fins. "Je m'aime" tellement que le jour où je n'en aurai plus rien à faire de toi, je ne perdrai pas mon temps avec toi parce que tu passes après moi, que tu as toujours passé après moi et ce que JE veux."

C'est tellement vrai que, quand ça ne va comme on voudrait que ça aille, que celui qui est le plus faible ne file pas droit, on va jusqu'à la violence. Les femmes étant plus faibles que les hommes, elles en sont les principales victimes. Combien de femmes battues, combien de crimes passionnels ? On appelle ça de "l'amour". Je suis d'accord : l'amour de soi...

Mimi, il y a une infinité d'étoiles mais il n'y a qu'un seul soleil. C'est aussi une étoile, mais quand il est là, il éclipse toutes les autres. Et puis, une histoire peut se terminer de bien des façons et c'est vrai qu'on peut "faire avec" : après tout, pourquoi s'en faire pour quelqu'un pour qui on ne compte pas ? Ca ne m'empêche pas de "vivre avec". Mais il a d'autres choses qui se passent parfois, des choses auxquelles on ne s'attendait pas du tout. Et quand elles arrivent, on ne peut plus rien changer. Tout ce qu'on fait c'est y penser, encore et encore, encore et toujours... Alors, il n'est plus question de repartir vers nulle part. Et "oublier", on ne peut pas. D'ailleurs, on n'en a pas le droit.

Écrit par : Antoine | 01/07/2009

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